LES COUSINS
(suite)
J'avoue que, comme elle, j'ai toujours trouvé un peu inconfortable la promiscuité soit-disant bon enfant qui règne sur ces plages, |
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avec ses minuscules cabines où l'on entend tout ce que l'on ne voit pas, et qui encouragent plus aux détours pervers de l'imagination qu'à une vertu sereine, dirai-je... |
Et cette habitude qu'affectionne mon beau-frère Emile de s'entourer de tout un bestiaire, |
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certes pittoresque, |
mais qui ferait mieux de rester à sa place, |
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plutôt que d'être traité comme des petits enfants, avec lesquels on joue, on se promène... |
Il faut dire qu'ici justement, soit dit sans méchanceté bien sûr, |
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des enfants il y a en a toujours tant et plus |
qui traînent un peu partout, |
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alors on les traite parfois un peu comme des animaux, aussi... |
Et j'avoue que quand Emile nous emporte dans son auto à plus de trente à l'heure en chantant à tue-tête je ne sais quelle grivoiserie, je ne suis pas rassurée du tout ! |
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Une année qu'ils étaient venus passer quelques jours à la maison, ils étaient à peine arrivés qu'ils s'empressèrent de s'asseoir par terre comme chez eux, |
et ne firent pas la moindre proposition de coup de main pour aider aux travaux que nous faisions à l'époque sur la maison de notre bon Abbé Curé.. |
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pendant qu'Hortense, elle, Ah c'est une autre éducation... |
Ils ne sont pas mauvais, notez bien, mais un peu indolents,
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